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Garabandal : un film tout simple

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Garabandal, Dieu seul le sait est sorti dans les salles obscures le 22 janvier. Les avertissements du réalisateur sont clairs au début et à la fin du long métrage : le film ne cherche pas à se soustraire au jugement de l’Église qui n’a pas reconnu le caractère surnaturel des apparitions mais ne l’a pas non plus réfuté.

S’étant déroulées entre 1961 et 1965, ces apparitions ont reçu un traitement différent de celles de la Salette ou d’Akita par exemple. À la Salette, Mgr de Bruilliard a reconnu assez rapidement l’apparition comme certaine, Mgr Shojiro Itô obtient, assez vite finalement, du cardinal Ratzinger l’autorisation de proclamer l’authenticité des apparitions d’Akita. À Garabandal, non.

“Ne pas emprunter le chemin qui mène à la perdition”

Le film s’essaie donc à exposer les faits, rien que les faits. Loin de l’Avertissement et du Châtiment, loin de tout catastrophisme, il se déploie très simplement avec au fond peu de moyens, peu d’effets spéciaux. On ressort du film séduit par la lumière des voyantes, de leurs visages sobres et purs, par le message si simple de la Vierge de “ne pas emprunter le chemin qui mène à la perdition”.

Bien sûr il y a des miracles comme celui qui restaure le pied cassé d’un jeune jésuite au début du film. Mais est très touchante surtout la scène du prêtre qui doute de son sacerdoce, qui prie à genoux lors d’une apparition.

Il fait monter une prière simple, une sorte de troc… Le spectateur accède à son monologue, à son flux de conscience “Si Conchita vient vers moi et qu’elle me bénit avec le crucifix, j’y verrai un signe de confirmation”… Et le signe advient. Mais le doute persiste encore dans le cœur du prêtre. Et monte alors un nouveau troc… “Si elle revient, si elle ne bénit que moi avec son crucifix et trois fois, alors oui ce sera la confirmation que je suis vraiment prêtre”. Et le signe a lieu.

Que c’est émouvant de voir la Vierge Marie se laisser faire par les pauvres prières de ses enfants sans les juger ! Que c’est émouvant de voir la Mère de Dieu ne pas refuser ces signes qui empêchent la chute !

Une pauvre guérite

La fin du film montre encore la grande pauvreté du lieu. Les images de drone s’attardent sur des pèlerins à genoux au pied d’une toute petite guérite. Un lieu caché, assez difficile d’accès qui ne paie pas de mine. Sans doute, sont-ce là les signes les plus dignes de sérieux de ce lieu indiscutablement marial.

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Lire sur le site d’Aleteia “Que s’est-il passé réellement à Garabandal ?