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L’éducation des Maisons de la Légion d’Honneur enviée

LH

Ils avaient commencé par démanteler en 2011 la grande structure d’excellence du Foyer des Lycéennes, rue du Docteur Blanche dans le XVIe arrondissement de Paris, pour la transformer  en « internat d’excellence » (pardon en « Internat de la réussite », le premier nom a été donné par la droite, le second nom par la gauche !) pour filles et garçons le nommant Internat Jean Zay. Dans le collimateur désormais Les Maisons d’Éducation de la Légion d’Honneur ! Cet établissement ouvert par Napoléon aux filles de père ou de grand-père ayant reçu la Légion d’Honneur ou le Mérite dépend non de l’Éducation nationale mais du ministère de la Justice ce qui n’est pas insignifiant. Cette semaine, des parents d’élèves en colère ont investi cette séculaire « LH » au motif que leurs enfants ne sont pas logés à la même enseigne. Ces « Bonnets d’âne du 93 » comme ils se nomment sont en colère, scandaient « On veut la même école ! » et pensent qu’il y a, sous les voûtes de l’ancienne abbaye, inégalité.

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Réforme du collège : la défense du latin et de l’allemand en première ligne

Après le projet de disparition des prépas que Vincent Peillon avait essayé de porter, le collège ! Mêmes causes, mêmes effets, le mécontentement toujours au rendez-vous. Plusieurs dizaines de milliers de professeurs sont descendus dans la rue aujourd’hui à Paris pour dire leur opposition à la réforme d’un collège sans apprentissage ambitieux de la langue latine et grecque, langues sans lesquelles c’est “honte de se dire savant”. Dans toutes les villes de France, la fronde s’est fait entendre. Philippe Mérieu la qualifierait-il encore comme il l’a fait dans l’émission Mots croisés “d’immobilisme en marche” ? (01:21:56)

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Les Timbrés de l’orthographe : à l’assaut du zéro faute !

Les Timbrés de l'orthographe : à l'assaut du zéro faute !

Hier après-midi, samedi 28 mars, se déroulait à Paris, dans le grand amphi de l’Université d’Assas, l’une des vingt-trois finales régionales de la cinquième édition des Timbrés de l’orthographe. Le monde entier y était convoqué, cent trente villes étrangères se joignaient aux villes de France mobilisées pour l’occasion. Ce concours est, en effet, organisé par les Les Éditions de l’Opportun Sarl en partenariat avec la Fondation Alliance française. Chaque année, un parrain VIP vient soutenir les candidats. Après Philippe Delerm, Éric-Emmanuel Schmitt, Tatiana de Rosnay, et Daniel Picouly, c’était au tour de Lorànt Deutsch de jouer les piégeurs dans les méandres “de l’orthographe et de la sémantique françaises”.

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Fr.-X. Bellamy s’étonne que nous nous étonnions

Ci-dessous la vidéo de l’audition de François-Xavier Bellamy, professeur agrégé de philosophie, ancien élève de l’École normale supérieure, adjoint au maire de Versailles, auteur des Déshérités ou l’urgence de transmettre, lors de la commission d’enquête du Sénat “Éducation et perte des repères républicains”. Comment l’école peut-elle retrouver ses fonctions intégratrices ? “Nous nous étonnons ? Le diagnostic, nous le connaissons parfaitement !” assène le jeune élu.

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Voeux de Najat Vallaud-Belkacem devant des livres anciens

Petite veste croisée sombre, sobre, sérieuse. Un discours au ton neutre sans accent particulier sauf au moment de compassion et d’hommage pour l’enseignante assassinée à Albi. Najat Vallaud-Belkacem vient d’adresser ses voeux de ministre de l’Éducation nationale via dailymotion. En moins de cinq minutes, l’ex-Porte-parole du Gouvernement passe en revue de larges remerciements, “le combat sans faille contre les inégalités scolaires auxquelles nous ne pouvons pas nous résoudre en particulier quand elles sont la traduction directe des inégalités sociales”, les défis ambitieux dont “la consultation du numérique éducatif”.

 

D’égalité il a donc été évidemment question. Mais absent de ces voeux huilés, le dossier épineux qui fâche de l’égalité filles/garçons et des études de genre appliquées à l’école. Plus inattendues, les contradictions de l’image. Au moment où l’Éducation nationale prétend faire du numérique sa grande cause, voilà que son ministre présente dans une lumière chaude ses voeux devant une vieille bibliothèque de livres anciens. Nous nous serions attendus à voir l’ex-ministre des Droits des femmes évoluer dans une moderne classe immersive numérique toute de LED éclairée… Mais non, le camaïeu de marron savant veut visiblement rassurer à l’aube de ce que tous les médias appellent la “révolution” numérique.

 

L’intéressant de ces voeux préparés au cordeau, c’est naturellement moins ce qui a été dit que ce qui a été tu, moins ce qui a été dit que ce  qui a été montré. Une opération de com’ pour rassurer ou pour endormir ? En tout état de cause, à notre tour, nous présentons nos voeux de bonne année à notre ministre l’assurant de notre soutien le plus vrai dans la mission de “transmission de savoir” dont elle a bien voulu parler, mais l’assurant de notre vigilance la plus forte concernant des domaines idéologiques graves que notre raison et notre  conscience ne sauraient étouffer dans une oébissance servile. H.B

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La position intenable du nouveau ministre de l’éducation

À l’heure du Ier Congrès des Études de Genre à Lyon, souvenons-nous de cette intervention de Najat Vallaud-Belkacem en juin dernier qui n’a visiblement pas l’intention d’en rester à la théorie.


Najat Vallaud-Belkacem promet un projet “plus… par francetvinfo

 

*** Voir le décryptage proposé par La Manif pour tous

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Refondation de l’école : poser d’abord les bases du débat

Remarquable !

Céline Alvarez, professeur des écoles et linguiste, a adapté et agrémenté la méthode Montessori à la lumière des sciences cognitives et de la linguistique. Formée à Montessori AMI 3-6 ans, elle s’occupe d’une classe expérimentale en ZEP. Elle est intervenue en avril dernier dans le cadre d’un événement organisé par TEDx Talks pour y prôner une refonte de l’école guidée par les enfants. Nous nous faisons l’écho de son intervention.

Lu sur Le blog de la Liberté scolaire.

Vidéo mise en ligne par TEDx Talks le 6 avril 2014.

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“Le sentiment amoureux” au baccalauréat de français 2014

Les élèves de première des séries S et ES passaient ce matin les épreuves anticipées de français du baccalauréat et ont planché sur le sentiment amoureux. Précisons que le poème “Vers à danser” de Louis Aragon proposé à l’étude à côté de “Crépuscule” de Victor Hugo et de “L’Inconnue” de Claude Roy a été également l’un de ceux chantés par Jean Ferrat et fait partie de ces bijoux du répertoire de la chanson française. Si le simplissime et pudique refrain “Nous dormirons ensemble” ressurgit et danse naturellement dans nos mémoires d’adultes, il y a fort à parier que les fans de Coldplay ignorent aujourd’hui tout du génie de Ferrat… Espérons donc que le bac, en y resongeant après l’épreuve, donne à nos jeunes l’occasion de l’écouter pour la première fois. Vous avez dit classique, du classique et encore du classique ? titre l’Express à propos des sujets ! Oui, bien sûr, mais aussi trois poètes d’une vraie modernité en leur temps. Saluons cette cuvée 2014, ce superbe bac de français, comme nous n’en avions pas eu depuis longtemps… H.B.


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Lire sur le site de l’Est républicain “Victor Hugo, t’es un bel enfoiré !”


 

 

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L’audition d’Alain Boissinot à l’AN : le genre à l’ordre du jour !

La commission des affaires culturelles et de l’éducation, présidée par M. Patrick Bloche (SRC, Paris), procédait ce mercredi 28 mai dernier à l’audition, ouverte à la presse, de M. Alain Boissinot, président du Conseil supérieur des programmes. Ci-dessous, extraits particulièrement intéressants loin des “Réinventons l’école” incantatoires de certains députés comme Barbara Pompili. À 4:30 remarquable intervention de Guénhaël Huet qui ose mettre les pieds dans le plat. H. B.

 

Extraits : questions de Philippe Reiss, Dominique Nachury, Michel Herbillon, Sophie Dessus, Patrick Hetzel, Guénhaël Huet,
Extraits de la réponse d’Alain Boissinot

Audition intégrale à ce lien : dai.ly/x1xec6i



Rappel : questions sur le genre à l’Assemblée nationale le 4 juin 2013.

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Gender : Les applications de la théorie qui n’existe pas !

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Passe d’armes hier 14 mai à l’Assemblée nationale concernant la “théorie qui n’existe pas”, de la fameuse “rumeur” qu’on n’ose même plus nommer. Le député de l’Orne, Véronique Louwagie (UMP), a interpellé lors des questions aux gouvernement Benoît Hamon à propos de l’expérience nantaise chapeautée par l’éducation nationale où un lycée a invité les garçons à venir en jupe (lien officiel : http://eduscol.education.fr/experitheque/consultFicheIndex.php?idFiche=99)… Nous ne parlerons même pas du pitoyable jeu de mot autour du verbe “soulever” associé à la jupe tant il fait offense à l’école de Jules Ferry où la pudeur était de mise. Nous repensons, au passage, non sans ironie, au film La journée de la jupe interprété remarquablement par Isabelle Adjani : la problématique était précisément l’inverse de cette opération travestissement !

 

Benoît Hamon a répondu en parlant de “colportage de mensonges” et l’Express relayé vitesse grand v le démenti du rectorat. Une question cependant en direction de l’hebdomadaire : pourquoi ces deux jambes différentes sur l’image s’il n’y a pas invitation faite aux garçons de porter une jupe ? On laissera donc les lecteurs de ce blog juger sur pièces ! La Manif Pour Tous a de son côté demandé l’annulation de l’opération. H.B.

 

À ce lien sur le site de La Manif Pour Tous le dossier de presse “Ce que soulève la jupe” l’opération prévue ce 16 mai et proposée par 27 lycées, soit 7 de plus qu’en 2013.